À qui s’adresse cet article ?

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Cet article s’adresse à toi si :

  • Tu te poses des questions et cherches des réponses fiables.
  • Tu te sens parfois perdu face à la multitude d’informations disponibles.
  • Tu rencontres des difficultés et souhaites t’améliorer.
  • Tu es une femme, un homme, ou non binaire (bref, tu es concerné, peu importe ton identité).

En revanche, passe ton chemin si :

  • Tu recherches la facilité ou des solutions miracles.
  • Tu n’as aucune envie d’évoluer.
  • Tu te satisfais du minimum.

Avant d’aller plus loin, tu te demandes peut-être qui je suis. Je suis le Dr Kin, et j’ai accompagné des milliers de personnes dans leur démarche…
Ce genre d’introduction te semble familier ? C’est une accroche marketing classique, inspirée de modèles comme AIDA (Attention, Intérêt, Désir, Action) ou PAS (Problème, Agitation, Solution), conçue pour maximiser l’engagement et pousser à l’action.

On retrouve ce type de discours partout, notamment dans le milieu du fitness, du bien-être ou de la perte de poids. Souvent, il s’accompagne d’une histoire personnelle pour susciter l’empathie, d’un sentiment d’urgence (FOMO : offre limitée, dernières places…), ou de la promesse de révéler une vérité cachée (« on t’a menti sur… »).

L’objectif ? Vendre.

Même si l’on t’offre d’abord un cadeau gratuit, la finalité reste de cibler les personnes les plus susceptibles d’acheter (souvent les plus vulnérables) et de les amener à passer à l’action.

La recette est bien rodée :

  • Accroche ciblée : « Cet article est pour toi si… » pour capter l’attention.
  • Qualification de l’audience : « …mais si tu cherches une solution miracle, ce n’est pas pour toi » pour filtrer et créer un sentiment d’exclusivité.
  • Présentation de l’expert : « Je suis le Dr Kin… » pour instaurer la crédibilité.
  • Preuves sociales : photos avant/après, témoignages (pas toujours vérifiables) pour rassurer et donner envie.
  • Présentation de la méthode : explications superficielles, jargon pseudo-scientifique, références floues pour impressionner.
  • Appel à l’action : « Clique ici pour t’inscrire… » pour provoquer une décision rapide.

Pourquoi aborder ce sujet ?

Parce que, comme beaucoup, certains contenus m’intéressent (par exemple sur le métabolisme ou la dépense énergétique). Il m’arrive de m’inscrire ou de contacter directement les auteurs, par intérêt, curiosité ou pour vérifier la validité de leurs informations.
Malheureusement, je suis souvent déçu : beaucoup d’efforts sont mis dans le marketing, mais rarement dans la rigueur scientifique. Parfois, on me fournit une étude, mais elle est mal citée ou ses conclusions sont déformées. D’autres fois, on me renvoie vers Pubmed sans plus de détails, ou on ne répond pas du tout.

Je comprends que remettre en question n’est pas agréable, et que fournir des références peut être fastidieux. Mais quand on avance des « preuves scientifiques », c’est une responsabilité (je salue au passage Antoine pour ses nombreuses requêtes de référence 😉 ).

Au final, on se retrouve dans une logique où la fin (vendre) justifie les moyens. C’est légitime de vouloir gagner sa vie, mais quand il s’agit de santé, la rigueur devrait primer sur le marketing. Or, c’est souvent l’inverse, ce qui peut nuire, surtout aux personnes vulnérables.
On le voit dans les campagnes visant les femmes ménopausées ou les hommes dans la quarantaine, fatigués et en perte de confiance : des groupes à la fois fragilisés et solvables, souvent ciblés sur des thèmes comme le poids ou l’estime de soi.

Dans le domaine de la gestion du poids, une approche mal adaptée peut avoir des conséquences graves : échec, perte de confiance, altération défavorable de la composition corporelle, dégradation de la santé physique et mentale.

Le marketing et la santé forment un duo potentiellement toxique. Les industries pharmaceutiques et du tabac sont strictement encadrées pour protéger le public, mais le secteur du fitness et du bien-être, lui, échappe à tout contrôle, même pour des programmes destinés aux enfants (oui, j’en ai vu!).

Face à ce vide, il revient à chacun de se protéger. Voici quelques pistes pour y parvenir :

  1. Reconnaître les techniques de persuasion
  • AIDA : attirer l’attention, susciter l’intérêt, créer le désir, pousser à l’action.
  • PAS : exposer un problème, l’amplifier, proposer une solution (souvent payante).

      Exemple
      « Tu galères à perdre du poids ? (Problème)
Tu n’es pas seul, c’est frustrant… (Agitation)
J’ai une méthode qui marche ! (Solution) »

  1. Prendre du recul avant d’agir
  • Ne pas céder à l’impulsion : laisse-toi le temps de réfléchir.
  • Demande-toi si tu as vraiment besoin de ce produit, et cherche des avis indépendants.
  1. Chercher des avis extérieurs
  • Consulte des sources fiables (forums, professionnels, etc.).
  • Méfie-toi des témoignages trop parfaits.
  1. Analyser les promesses
  • Prudence face aux solutions miracles.
  • Vérifie la solidité des preuves avancées.
  1. Développer son esprit critique
  • Apprends à repérer les biais cognitifs (émotion, rareté, FOMO…).
  • Pose-toi les bonnes questions : pourquoi ce message me touche-t-il ? Est-ce factuel ou émotionnel ?
  1. Utiliser des outils pratiques
  • Bloqueurs de pub pour limiter l’exposition.
  • Checklist avant achat : besoin réel, alternatives, budget…
  • Intelligence artificielle pour entamer un processus de vérification

En résumé, face à l’absence de régulation, il est essentiel de rester vigilant, de questionner les discours trop séduisants, et de privilégier l’esprit critique pour faire des choix éclairés, surtout en matière de santé. Oui, ça demande du travail, des efforts, mais cela permet réellement de s’améliorer et de devenir meilleur (comme on le promet dans les pubs, mais cette fois c’est vrai et c’est gratuit!)